GNC, GNL, bioGNV

GNC, GNL, bioGNV : quelles différences ?

Le GNC, le GNL et le bioGNV sont trois hydrocarbures utilisés comme des carburants alternatifs. Mais chacun compte ses particularités et ses usages privilégiés. Le GNC et le GNL, tous deux essentiellement composés de méthane, sont deux formes différentes de GNV (qui est devenue l’appellation générique). Des gaz naturels au rang desquels vient désormais s’ajouter le bioGNV. Explications.

Le GNC (gaz naturel comprimé)

Il est stocké sous forme de gaz naturel comprimé à 200 ou 250 bars. 

Le GNC est donc composé de gaz naturel, sous une forme "comprimée".

Le GNL (gaz naturel liquéfié)

C’est la version liquide du GNV. Atteinte après avoir refroidi le gaz naturel à -163°C, elle permet de stocker une grande quantité d'énergie en divisant par 600 le volume initial, et donc d’acheminer d’importantes quantités de gaz naturel par voie maritime sans avoir recours à des gazoducs sous-marins. Pour le ravitaillement des véhicules, le GNL nécessite des stations spécifiques, rares en France, et une procédure plus contraignante pour l’utilisateur, qui doit s’équiper de gants spécifiques, d'un casque avec visière et porter des vêtements couvrants.

Le bioGNV, ou biométhane carburant

Son origine est différente du GNC et du GNL : il est produit à partir de déchets organiques issus de l'industrie agro-alimentaire, d'ordures ménagères, ou encore de boues de stations d'épuration. Un processus de méthanisation permet de les transformer en biogaz, qui est ensuite épuré pour générer du biométhane. Ce gaz d'origine renouvelable possède les mêmes propriétés que le gaz naturel, et peut donc être directement injecté dans le réseau de distribution pour être utilisé comme carburant à la pompe.