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Multiplication ZFE

Multiplication des ZFE : l’heure de miser sur le GNV ?

Pour répondre aux exigences de la transition écologique, de plus en plus de collectivités françaises mettent en place des zones à faibles émissions (ZFE), qui introduisent des périmètres interdits aux véhicules les plus polluants. Dans ce contexte, le gaz naturel pour véhicule (GNV) apparaît comme la solution la plus adéquate pour les transporteurs. Décryptage.

Depuis la promulgation de la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, les communes et agglomérations disposent d’outils pour lutter contre la pollution émise par le trafic routier. En effet, l’article 48 du texte leur permet notamment d’instaurer un nouveau dispositif : la zone à circulation restreinte (ZCR). Cette dernière a été renommée « zone à faible émission » (ZFE) par la Loi d’orientation des mobilités (LOM) adoptée le 24 décembre 2019.

Par application de l’article L2213-4-1 du Code général des collectivité territoriales, les communes et agglomérations intéressées peuvent ainsi mettre en œuvre une ou plusieurs ZFE, plus ou moins étendue(s) sur leur territoire. Dans ces zones, selon des modalités établies par chaque collectivité territoriale, l’accès est restreint ou interdit aux véhicules les plus polluants. Sont concernés en particulier les véhicules anciens et les poids lourds. Pour décider des restrictions de circulation dans les ZFE, c’est le système de vignettes Crit’Air qui sert de référence.

De plus en plus de collectivités converties

Pionnière en la matière, la ville de Paris a mis en place le 1er septembre 2015 la première ZFE française. Laquelle a d’abord concerné les camions, les bus et les autocars « non classés » (immatriculés avant le 1er octobre 2001). Depuis le 1er juillet 2019, tous les poids lourds « non classés » ou répertoriés Crit’Air 4 ou Crit’Air 5 sont dorénavant bannis de la capitale intra-muros 7 jours sur 7, de 8h à 20h. L’objectif affiché par la ville de Paris est d’interdire la circulation de tout véhicule thermique à l’horizon 2030.

En 2017, Grenoble a été la première à suivre le mouvement en créant aussi une ZFE. Depuis le 2 février 2020, la métropole grenobloise a même étendu son périmètre de restriction à 27 communes. Une initiative inédite en France. Alors que 3 500 poids lourds circulent chaque jour depuis ou vers la métropole iséroise, cette dernière souhaite restreindre l’accès à son espace aux véhicules Crit’Air 1 d’ici 2025. 

« Grâce à ces précautions, plus aucun habitant ne sera soumis à un dépassement des seuils réglementaires, alors qu’il en existe encore 4 300 aujourd’hui » se réjouissait Christophe Ferrari, président de la Métropole de Grenoble, dans La Gazette des communes fin 2019.

En tout, 15 collectivités (Aix-Marseille, Strasbourg, Toulouse, Montpellier, Clermont, Rouen…) se sont engagées - par la signature d’un pacte en octobre 2018 - à déployer des ZFE d’ici fin 2020. La métropole lyonnaise a sauté le pas dès le 1er janvier 2020. A terme, selon les services qui ont instauré cette zone, 1 350 camions de plus de 11 ans seront ainsi chassés de l’agglomération. 

Pour être en accord avec les normes européennes, l’ambition du gouvernement est de mettre fin au moindre dépassement de seuil dans toutes les agglomérations françaises d’ici 2022.

Le GNV : une solution compatible et idéale

Le non-respect de la réglementation ou l’absence d’identification d’un véhicule par une vignette Crit’Air dans une ZFE, en circulation comme en stationnement, expose le conducteur d’un poids lourds à une amende de 135 euros

Aussi, afin d’être en conformité avec ce nouveau cadre légal contraignant, les professionnels ont tout intérêt à s’équiper de poids lourds fonctionnant avec des carburants alternatifs, s’ils veulent continuer d’avoir accès à certaines zones économiques stratégiques. Le GNV apparaît alors comme une solution de premier choix pour les transporteurs. 

Cette énergie alternative, qui peut être d’origine 100 % renouvelable, respecte les normes d’émissions les plus sévères et bénéficie de la vignette Crit’Air 1. En outre, l’autonomie des poids lourds GNV peut atteindre 500 km. Leur utilisation est par ailleurs facilitée par un réseau de stations qui ne cesse de s’étoffer, sous l’impulsion d’acteurs tels que le Groupe TOTAL. 

Enfin, en plus des dispositifs mis en place par l’Etat pour favoriser les investissements dans les camions GNV, des accompagnements locaux sont souvent proposés aux professionnels. Par exemple, la métropole grenobloise va mettre en place un « fonds air » doté de 2 millions d’euros. Les entreprises locales pourront ainsi profiter d’une aide allant jusqu’à 18 000 euros pour l’achat d’un poids lourds GNV.

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